Taliesyn

Taliesyn
Sortie 28 novembre 2008.

 

1. Toxicowoman
2. Idées de Pierre
3. Octobre
4. Le Dragon
5. Habay Road
6. L'homme aux sandales (le millénaire)
7. Montevideo
8. Sorcière !
9. Les galériens
10. Ironie II

 

Hôtel Royal

Taliesyn
Sortie 26 janvier 2012.

 

1. Belles et propsères
2. Hôtel royal Voortrekker
3. Monte dans ce train
4. Coalitions (régressive/progressive)
5. L'expert amateur
6. Sire !
7. Nous remonterons sur scène
8. Chevaliers de Mars
9. Cosme l'alchimiste
10. Le festin
11. Taliesyn, dis-moi

 

Chroniques :

09 juin 2009 : Musiczine

28 avril 2009 : Prog-résist, numéro 56, 2ème trimestre 2009.

" Signé pour ce 1er album (après 2 démos) par Moonzoo Music, le label de Roland De Greef et Mario Guccio (Machiavel), TALIESYN, originaire d'Arlon - le maitrank, le procès Durtroux et la E411 - est né en '02 de la rencontre des frères Julien (guitare) et Geoffroy Mary (batterie) avec Benoît Langlois (chant, claviers, flûte) et Jérémy Lacave (basse). Groupe de scène (voir la Mazette de ce Prog-résiste 56), Taliesyn s'est rôdé sur les reprises des idoles de leurs parents (Led Zeppelin, Iron Butterfly, ...) avant d'imposer leurs compositions propres, dans un style très '70, rock progressif mâtiné de blues parfois hard, bercé à l'orgue Hammond et chanté en français. Et qui dit progressif en français, dit ... Ce n'est pas faux, Lecteur. Même s'il ne s'agit pas de l'influence la plus prégnante, le spectre d'Ange apparaît en effet à l'arrière-plan - voire plus si affinité - de certains morceaux : Le dragon en est un bel exemple, avec ses sonorités de flûte traversière et de clavecin, son texte - qui d'autre, Lecteur, parlerait de malandrin, détrousser, dragon ou potence ? - , son refrain central et ses envolées de claviers. Par contre, Toxicowoman, Habay Road ( "Habay Road - la route des Ardennes ; Habay Road - c'est notre Penny Lane" - Habay est le nom d'un village de la région - lol) ou Les galériens nous orientent eux, vers le blues rock d'un Paul Personne qui aurait croisé les Doors, tandis que L'homme aux sandales (le millénaire) lorgne sur les mêmes, auxquels se serait joint le Deep Purple de In Rock - le remarquable break central digne de Speed King époque Made in Japan ! Idées de Pierre, lui, nous vaut un riff de guitare simplement imparable où Fred Beekmans (Pebbes) rencontre Ray Manzarek (Doors). Outre son caractère instrumental, Montevidéo se détache par une construction piano/guitare qui évoque un Vini Reilly (Durutti Column) - étonnant, non ? - sorti de sa nonchalance et pose une respiration avant la synthèse intense et culminante que réalise Sorcière !, un exploit qui force - avec sens - la cohabitation au sein d'une même composition des influences majeures du groupe. L'album se clôture sur Ironie II, sorte de rock boogie - en phase 1 - arcbouté sur une lancinante phrase chantée, puis reprise à l'orgue Hammond et qui se donne des accents - en phase 2 - à la Eleanor Rigby (Beatles), en profitant joyeusement d'un quatuor à cordes mené par Laurence - encore une ! - Mary. Au total ? Une surprise opportune. Des sons anciens que Taliesyn s'est appropriés, menant au bout des influences tellement assumées et intégrées, que ce 1er album vaut bien plus qu'une première écoute. " Bernard Vincken.

15 avril 2009 : Rifraf, numéro 149, avril 2009.

" Ne vous y trompez pas : moi, je ne demande qu'à dire du bien d'un disque. Mais pour ça il faut qu'il me parle. Pas chien, et plein de bonne volonté, j'avais promis de redonner sa chance à la nouvelle production de Moonzoo, le label de Mario Guccio, vous savez, le gars autrefois bouclé qui chante 'Fly' et 'Rope dancer'. C'est que les disques publiés chez Moonzoo sont, comment dire ... calibrés. Ils s'adressent à un public bien précis, et je suis sûr que mon ami Denis Petit de chez Prog-Resiste a déjà reçu son exemplaire et s'est fait un honneur d'en dire le plus grand bien. Voici donc que nous vient Taliesyn, référence à Deep Purple oblige, jeune groupe belge plein de talent, et là, d'entrée de jeu, je vous le dis, c'est le coup de foudre ! Ah, c'était bien beau de se moquer, hein. Mais voilà ; avec Taliesyn, c'est une toute autre affaire, une toute autre catégorie. Le genre de truc qui te démonte pour mieux te faire sentir tout petit dans tes baskets. Une production mastoc, des parties instrumentales bien travaillées avec un son d'orgue vintage entre Iron Butterfly et Brian Auger. Bref - qui l'eut cru - dix titres aux arrangements et aux textes très fouillés, à la fois sensibles et inspirés, qui en font sans contestation possible l'album du mois. Je déconne bien sûr. " Do

08 avril 2009 : Harmonie Magazine, numéro 65, mars 2009.

" Depuis les débuts, la Belgique a accueilli le rock à bras ouverts ; résultat, celui-ci fait naturellement partie de la culture du pays et les concerts y sont légion, le pays possédant malgré sa faible superficie un nombre de festivals importants et quelques salles mondialements réputées. Malgré cela, à l'inverse de son voisin hollandais très actif par exemple dans le domaine du prog-metal, il y a relativement peu de groupes belges qui arrivent à se faire connaître, notamment dans le domaine du prog ou de classic rock. Il y a bien sûr eu Machiavel mais la relève tarde à venir. C'est donc avec un grand plaisir qu'on vous propose aujourd'hui la découverte de Taliesyn, un groupe originaire du sud du pays, près des frontières française et luxembourgeoise. Si je vous précise cette origine géographique c'est pour signaler que Taliesyn chante dans la langue de Molière. Si leurs influences et le ton général de leur musique sont clairement ancrés dans les glorieuses années 70, le groupe est constitué de quatre jeunes musiciens dont l'âge tourne autour des 25 ans ; autant dire qu'ils n'étaient pas encore nés à l'époque des Deep Purple, Doors, Beatles et consorts. Taliesyn se compose de Benoît Langlois qui cumule chant et claviers, de Jérémy Lacave à la basse, et des frère jumeaux Julien et Geoffroy Mary, respectivement guitariste et batteur. Le groupe s'est formé en 2002 et a commencé comme cover band de ses glorieux aînés écumant tout ce que sa région et les contrées voisines comptent de clubs jadis réputés enfumés ! Il s'est récemment tourné vers la composition d'un répertoire personnel avec pour résultat l'enregistrement de ce premier album sorti en collaboration avec une maison d'édition tenue par ... deux ex-Machiavel ; comme le monde est petit ! Cet album est aujourd'hui distribué par les Messins de Musea, des voisins. Bien leur en a pris car ce premier album est dans l'ensemble très réussi et s'avère être, après plusieurs écoutes, une petite galette que l'on consomme avec un plaisir renouvelé. L'album est fort bien enregistré, bénéficiant d'un son rond et chaud qui met en valeur chaque instrument. Dix titres au compteur, sans longueur particulière, le groupe va à l'essentiel sur ce que l'on qualifiera pour sûr plus du terme classic rock que véritablement rock progressif même si celui-ci est bien présent par moment. Taliesyn maîtrise parfaitement sa musique et ses instruments et possède un bon chanteur en la personne de Benoît Langlois. Sa voix profonde et son timbre coloré rappelle parfois clairement celle de Christian Decamps. Forcément, avec un tel bagage, les titres les plus progressifs sonnent fortement Ange comme cet excellent "Le Dragon", prog 70's pur jus, flûte et symphonisme à l'appui, ou encore "Sorcière", plus proche d'un Ange des tous débuts. Fort heureusement, Taliesyn n'est pas une pâle copie du maître français car sa musique s'en démarque suffisamment. Ainsi les morceaux d'ouverture, bien plus rock, qui rappellent pour le premier, "Toxicowoman", le rock français des années 80's à la Capdevielle, Thiéfaine et autres, ou le très bon "Idées de Pierre", très Doors à la base (ce son d'orgue) et nanti d'un fort bon solo de guitare. On retiendra aussi le très Deep Purple (son de Hammond cette fois), "L'homme aux sandales", avec une partie centrale plus expérimentale ou le titre de clôture, "Ironie II", qui voit l'utilisation fort à propos d'un quatuor à cordes. Mais la palme revient au délicieux "Habay Road", jeu de mot sur une ville de Belgique et un nom que vous connaissez toutes et tous. Sur ce titre au son fort purpleien se glissent des noms de chansons des Beatles traduites en français et l'on surprend tout autant à les reconnaître qu'à savourer ce petit délice musical. Taliesyn vient de faire la première partie d'Ange et travaille activement sur son second album.
N'hésitez pas à les découvrir sur leur site www.taliesyn.be et, si ça vous plait, à les soutenir (ainsi que Musea) en achetant leur album. Internet est un formidable outil de découverte mais il faut aussi arrêter de prendre tous les labels pour de grands Satan du capitalisme et les groupes pour de la marchandise gratuite et jetable. L'Art mérite mieux que ça et Taliesyn le sert avec ferveur et talent ! " Didier Descamps

06 avril 2009 : Koid'9, numéro 69, avril 2009.

" La chronique d'un premier album d'un groupe est toujours très attendue de la part des acheteurs potentiels, car ils ne connaissent pas le groupe, et du groupe lui-même, puisqu'il ne sait pas encore de quelle manière va être perçu son travail de plusieurs années.
Que nous apprend leur site Internet ? Taliesyn est un groupe belge de rock progressif aux influences revendiquées et estampillées "années 70" (Led Zeppelin, Deep Purple - on s'en doutait un peu vu le nom du groupe tiré du deuxième album : "The book of Taliesyn" -, Ange, E.L.&P.). On connaît tous de pires inspirations ! L'album a été enregistré au studio Hautregard de Battice et produit par Mario Guccio et Roland de Greef (tous deux membres du groupe Machiavel - le seul groupe belge de rock progressif qui eut son heure de gloire au début des années 80). Taliesyn est composé des frères Julien et Geoffroy Mary respectivement guitariste et batteur, de Benoît Langlois, chanteur et claviériste et de Jérémy Lacave, bassiste. A noter que le groupe tient à s'exprimer en français !
A l'écoute de cette première oeuvre, une influence très nette d'Ange est effectivement percevable ("Le dragon" ou "Les galériens") due non seulement au chant "à la Christian Decamps" mais également aux claviers qui sonnent très vintage (orgue Hammond plus ou moins saturé selon les titres). Dans les influences citées précédemment, il n'y a pas les Beatles et pourtant, le titre "Habay road" y fait clairement allusion. Il faut dire que Habay est le nom d'une ville belge pas très loin d'Arlon (d'où est originaire le groupe). Je sens aussi du Ten Years After ("love like a man") derrière "L'homme aux sandales" avec un pont très purplien (fin du solo de "Child in time"). Le septième titre ("Montevideo") est une respiration instrumentale de presque 5 minutes, originale car ni démonstrative ni sonnante "déjà entendue". Voulant se plonger avec délice dans le 3ème album de Deep Purple ("April"), Taliesyn nous sort un quatuor à cordes pour la dernière piste du CD "Ironie II" avec un son "classisant".
En résumé, un bel objet "angélique pourpre", bien ancré temporellement entre 66 et 75, autrement dit l'âge d'or de la musique, avec un son d'une précision "machiavélique", des textes intelligents (ça change de la radio d'aujourd'hui), bien joué, bien chanté, tout bien quoi ! La principale qualité de Taliesyn est qu'il est bourré de références de groupes qu'on aime bien chez Koid'9 et qu'il se distingue singulièrement des productions dites "actuelles", et par conséquent son défaut majeur est qu'il a très peu de chance de séduire les moutons d'aujourd'hui. Mais est-ce vraiment un défaut de se classer très largement au-dessus du troupeau ? " Gilles Masson

30 mars 2009 : Prog-Nose

14 mars 2009 : Télémoustique

" Belle découverte du label Moonzoo que ce Taliesyn ! En décalage total avec ce que lance le nouveau millénaire sur le marché musical, ce groupe d'Arlon remet à l'honneur l'orgue Hammond, Arthur Brown et son hit planétaire Fire, la technique des Doors, le Cimetière des Arlequins d'Ange, groupe qui influence, par ailleurs, Nemo et Lazuli. Unique dans son genre. " M.D.

04 février 2009 : Progressia

23 janvier 2009 : Music in Belgium